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    La nomination d’un nouveau PM : un non événement           

    Source :tchadactuel.com

    Deby a choisi la personne la plus non représentative de l’échiquier socio-politique tchadien pour la hisser au poste de PM. Que peut faire Youssouf Saleh Abbas dans un Tchad meurtri et bradé par Deby ? De l’avis général, absolument rien ! Cadre du ministère des affaires étrangères, le nouveau Pm a quitté le Tchad en 1982 pour se refugier en France, qu’il n’a pas quitté depuis (il vient de renouveler sa carte de séjour de refugié le mois dernier), càd coupé du Tchad ; sauf une petite parenthèse en 1993 -94 où il a longuement et de manière persistante tournoyé autour de Deby à la recherche d’un poste politique, mais Deby l’avait royalement ignoré.<o:p></o:p>

    Youssouf Saleh Abbas sera un nième PM de Deby sans aucun pouvoir, et il sera combattu par les caciques du MPS (s’il en reste encore), car l’homme, opportuniste pur sang, voulant gouter à toutes les sauces, n’appartient à aucune sensibilité politique, ce qui est loin d’être un atout. Il sera considéré par l’opinion tchadienne comme étant de la mouvance présidentielle. Singleton politique, il l’est aussi sur le plan social, càd sans aucune assise ethnico-regionalo-tribale. Pour autant, en nommant Youssouf Saleh Abbas au poste de PM, Deby poursuit plusieurs objectifs. Le premier est le démantèlement de la CPDC ; en effet le nouveau PM a été le représentant personnel de Deby auprès de la CPDC et a négocié pour le compte de Deby l’accord entre le gouvernement et la CPDC. S’étant familiarisé avec la plupart des membres de l’opposition et tissé des relations personnelles, Deby espère que son nouveau joker va casser la CPDC en intégrant quelques membres dans son gouvernement.<o:p></o:p>

    Deby est hanté par le fantôme d’Ibni ; en liquidant la CPDC, il espère se débarrasser de ce fantôme encombrant. Le second message est en direction de la communauté Ouaddaï : « J’ai fait assassiner Ibni, mais je vous donne le poste de PM, alors fermons la parenthèse Ibni », tel semble dire Deby. Enfin Deby fait un doux clin d’œil à la France ; l’opinion publique française est de plus en plus hostie au soutien de la France à Deby. En nommant un homme pour ne pas dire un agent de la France au poste de PM, Deby espère une aide accrue de la France et diminuer l’hostilité de l’opinion française. Vis-à-vis de la France, il y a aussi une autre raison dans la nomination d’YSA. A l’Elysée, on pense qu’un vrai opposant doit être nommé PM et le nom de Lol Mahamat Choua est souvent avancé. Deby a voulu couper court. Mais il y a l’autre face de la médaille : si Deby pense atteindre ces objectifs avec Youssouf Saleh Abbas, il n’a certainement pas mesuré les conséquences néfastes du revers de la médaille. Comment l’Union européenne qui est le parrain de l’accord entre la CPDC et le gouvernement appréciera l’enterrement unilatéral du dit accord ?<o:p></o:p>

    Plus grave est la marginalisation, plus exactement l’exclusion du Sud du Tchad des affaires de l’Etat. Il est vrai que le poste de PM n’a aucun pouvoir réel, mais avec un type du sud au poste de PM on avait l’impression que le pouvoir est partagé. Même cette fausse image, Deby vient de l’anéantir.<o:p></o:p>

    Beremadji Felix      
    N’djaména<o:p></o:p>

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  •   FOCUS SUR L'ACTUALITÉ
    QUAND LE MENSONGE EST ÉRIGÉ EN MODE DE GOUVERNANCE
    (Source: TchadVision du 14/04/2008)


    Une simulation par les services de Deby et les services français de renseignement d’une agression des forces de l’Alliance Nationale contre les forces de l’Eufor.
    Des manoeuvres diaboliques entreprises par les services de l’ANS de Deby avec l’appui de conseillers militaires français basés au Tchad cherchant des artifices pour entraîner les forces de l’Eufor dans une confrontation avec les éléments de la résistance nationale en provoquant une attaque de l’Eufor par des véhicules peints du sigle de l’opposition tchadienne.

    Une centaine de véhicules sont entrain d’être peints au sigle des mouvements composants l’Alliance nationale, loin des regards indiscrets, à Facha quartier situé à l’ouest de N'Djaména . Ces véhicules qui seront conduits par des éléments de la rébellion soudanaise le MJE de Khalil Ibrahim et les miliciens de Deby, auront pour mission d’attaquer les positions des éléments de l’Eufor dans le but de déclencher une riposte en « légitime défense » de ces derniers.

    Le même scénario avait été utilise par Deby l’année dernière contre les populations du Dar Sila pour simuler une agression dite des Djandjawid sur des villages tchadiens et simultanément crier au génocide, cela en vue de motiver la mobilisation de la communauté internationale. C'est ainsi que de dizaines de villages avaient été brûlés, et environ 1500 personnes ont été massacrés par des hommes équipés de véhicules de l’armée de Deby, dotés d’armes lourdes et leurs biens pillés, jetant des milliers de tchadiens dans le dénuement total vers les camps de réfugiés du Darfour.

    Les organisations humanitaires présentes sur les lieux étaient témoins de ces massacres mais rares sont celle qui en avaient fait état. Et tout cela mis sur le compte de mystérieux Djandjawid alors que des chefs militaires de l’armée de Deby et des responsables de sa sécurités, connus du public, avaient organisés ces manœuvres criminelles. Le but est de donner ainsi des arguments à certains pays désireux d’intervenir à l’Est du Tchad sous le mandat international dans le but de protéger la dictature de Déby qui a pour mission inavouée d’entretenir et alimenter le conflit du Darfour.

    En effet, on se rend bien compte que l’objectif recherché par l’intervention de l’Eufor est loin d’être la sécurisation des camps de réfugiés et déplacés de l’Est mais la défense d’un régime en charge des basses besognes.
    Les services spéciaux français n’épargnerons certainement aucun effort à créer des incidents afin de declencher une confrontation directe entre les forces de la résistance nationale et l’Eufor pour justifier une participation directe et en « légitime défense ».

    Le franchissement de la frontière soudanaise, il y a un mois par une patrouille d’éléments français, incursion qui a coûté la vie à un militaire français, n'est pas le fait du hasard, comme le prétend Mr Sarkozy. Cela entre dans un programme qui verra sa mise en œuvre quand la France occupera la présidence de l’Union Européenne en juillet 2008. Ce sera un mandat chargé de tous les dangers pour le Tchad.

    L'opinion nationale doit comprendre que de tels agissements sont de nature à entraîner notre pays dans un engrainage de violence et une internationalisation du conflit dont l’issue sera apocalyptique pour le pays.
    La France par ses multiples interventions au Tchad pour sauver le regime dictatorial de Deby, se trouve coupable de la mort de milliers de tchadiens et un jour elle sera placée sur le banc des accusés comme au Rwanda, au Vietnam ou en Algérie. En effet, imposer un régime fantoche aux tchadiens, régime connu pour toutes ses dérives ne fera qu’alimenter l'instinct nationaliste qui à terme se retournera contre elle. Le monde a suffisamment changé, la France le comprendra à ses dépends.

    Le droit à la résistance, au progrès et au bien être de notre peuple est un droit légitime et universellement reconnu et les tchadiens n’attendront certainement pas l’agrément de la France de Mr Sarkozy ou Mr Kouchner pour en faire usage.

    La crise du Darfour, le conflit Tchad-soudan ne sont que des écrans de fumée qui ne pourront occulter la profondeur de la crise politique au Tchad. De plus en plus, les appels au secours de Deby à l’endroit de la communauté internationale cherchant à camoufler le conflit tchado-tchadien en le qualifiant d’agressions du soudan sur le Tchad ne passent plus. Personne n’est dupe, et la communauté internationale se rend compte de l’état de déliquescence avancée du régime, sa phobie des libertés et la nature de criminel invétéré de Deby selon l’expression du Martyr de la lutte tchadienne le frere Youssouf Togoimi (paix à son âme).
    Pour continuer à disposer des ressources tchadiennes et de la position stratégique de notre pays dans la sous région, la France de Sarkozy et Kouchner, au nom de la fameuse coopération cherchera vaille que vaille à faire de notre pays une base arrière pour des sales besognes (changer des régimes africains qui prennent conscience des intérêts nationaux, déstabiliser des pays voisins cas du Darfour, organiser les crimes les plus crapuleux en toute impunité cas de l’arche de zoé etc.…). Cette France ne lésinera pas sur les moyens et stratagèmes pour maintenir à bras le corps le régime chancelant de Deby. Les tchadiens doivent répondre d’une seule voix à la France que c’est peine perdue.

    Le destin de notre peuple ne se trouve pas entre les mains de la France: Que les tchadiens qui n’ont pas encore compris se ressaisissent : C’est le bon Dieu qui en dispose !


    Jean Pierre Ndorongar
    Makape Douala
    Cameroun
    Ndorongarjp@yahoo.fr

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